Jeudi Gras – La Fête des Gourmandises
Bien que le carnaval en Pologne ne soit plus célébré avec la même ampleur qu’autrefois, les Polonais continuent à célébrer cette période unique de joie et d’indulgence avant le Carême, que ce soit en dégustant des sucreries, en assistant à des fêtes à thème, ou en se souvenant de l’importance historique de ces festivités.
La tradition du Jeudi Gras dans le passé et aujourd’hui
le Tłusty Czwartek (Jeudi Gras) marque le début du Ostatki et est aujourd’hui l’une des traditions les plus appréciées. Ce jour-là, les polonais se régalent de pączki (beignets frits fourrés à la confiture ou à la crème pâtissière) et de faworki (pâtisseries croustillantes en forme de rubans).
Un dicton populaire affirme que quiconque ne mange pas de pączek le Jeudi Gras aura de la malchance pour le reste de l’année !!
Aujourd’hui en Pologne, il existe de nombreuses variétés de pączki sucrés….
Les faworki eux, sont préparés à partir de pâte fouettée, saupoudrés de sucre glace, ils sont légers, délicats, et croustillants !! Les Polonais ont pour coutume de les présenter, pour la dégustation, empilés sur un plat, faisant référence à un tas de bois de broussailles.
Les pączki
Cette tradition remonte à l’Antiquité, ce jour-là, la fin imminente de l’hiver et l’arrivée du printemps étaient célébrées, et sur les tables polonaises régnaient des plats de viandes accompagnés de pampuchy ou kreple, beignets cuits à partir de pâte à pain dans le saindoux et farcis d’un morceau de bacon, ils étaient salés et durs.
En Pologne au XVIe siècle, les beignets sucrés ont commencé à être adoptés, mais toujours fait à partir de pâte à pain et durs, certains étaient farcis avec des amandes et des noix, il y avait une coutume qui en découlait : « le chanceux qui recevait un telle « surprise » devait être assuré de bonheur et prospérité pour l’année à venir.
La popularité des beignets sucrés a augmenté au XVIIIe siècle, lorsque la levure a commencé à être utilisée pour la cuisson, la pâte est devenue plus moelleuse et a acquis son élasticité caractéristique. Avec le temps, grâce aux confiseurs, des nouvelles versions sucrées sont apparues avec de la confiture de rose ou de pruneaux.
Les Faworki
Les faworki, également appelés chrusti, biscuits sablés frits dans de la graisse de saindoux et saupoudrés de sucre glace, régnaient également en maître sur les tables au Moyen Âge.
Il existe une légende associée à la tradition de manger ce biscuit, selon laquelle un jeune confiseur aurait accidentellement laissé tomber une bande de pâte à beignets dans un chaudron rempli d’huile bouillante. Pour essayer de sauver son erreur et sa situation, il saupoudra sur la pâte du sucre glace. Après dégustation, il s’avéra que la tresse tordue et frite avait un goût plutôt bon, son idée fut appréciée, et c’est ainsi que naquirent les faworki (broussailles, ailes d’ange).
Pourquoi dans certaines régions sont-ils appelés faworki, et dans d’autres chrusti ? D’où vient ce nom ?
En Pologne centrale, et surtout dans la capitale, il est le plus souvent appelée faworki, le nom vient très probablement du mot français « faveur », qui signifie rubans remis par les dames aux chevaliers lors des tournois. Dans les années 1930, ils ont commencé à s’appeler chrusti, ancien nom polonais chruściki, dérivé du mot « chrustać » signifiant croisement.


















