La Messe de minuit
L’un des endroits les plus uniques en POLOGNE où « Highlander Bergère » (les bergères montagnardes) ont lieu, et où la naissance de Jésus est célébrée solennellement, c’est la région de Podhale située au pied des montagnes Tatras.
Près de Giewont, qu’il s’agisse d’églises en bois dans les montagnes, ou d’églises plus grandes à Zakopane ou dans les villages environnants, les habitants se rassemblent pour assister à la messe de minuit.
Au Sanctuaire de Notre-Dame de Fátima à ZAKOPANE, pour les Highlanders « les montagnards» revêtus de leurs costumes régionaux, la célébration est joyeuse et accompagnée de musiques, de chants de Noël et de pastorales. Des figures vivantes s’incarnent dans la Sainte Famille avec l’Enfant, et à la fin de la messe il y a toujours la tradition de soupoudrer d’avoine ceux qui sont rassemblés dans l’église, ce qui, selon les montagnards, doit assurer la prospérité de tous les fidèles au cours de l’année à venir.
Mais les messes de minuit célébrées dans les montagnes ont un pouvoir particulier, une petite église en bois entourée d’épicéas majestueux et de montagnes enneigées, crée toujours une atmosphère extraordinaire. L’aspect même de suivre les sentiers des montagnes la nuit est métaphysique, et la messe est une récompense pour l’effort et la soirée festive.
La Messe de minuit à Wiktorówki est certainement
l’une des « plus belles bergères » de POLOGNE
Pasterka Ludzi Gór Tatry Wiktorówki (Bergère des Tatras à Wiktorówki)
Le sanctuaire de Notre-Dame Reine des Tatras, Notre-Dame de Jaworzyńska, à Wiktorówki près de Rusinowa Polana, est une église en bois située dans les profondeurs des forêts des Tatras à 1200m d’altitude, érigée en mémoire de l’apparition de la Vierge Marie.
L’église est sous la garde des Pères Dominicains, et selon la tradition, chaque année la messe de minuit est célébrée autour de ce sanctuaire immergé dans la neige. L’église s’avère trop petite, mais l’atmosphère joyeuse et les chants de Noël réchauffent ceux qui doivent rester debout dans le froid.
Pour y accéder il faut emprunter, pendant environ 45 minutes, l’un des sentiers de randonnée. Le 24 Décembre, les habitants et les touristes, emmitouflés et munis de torches, font cette randonnée hivernale pour prier à la lumière des étoiles et du feu de joie des montagnards qui ont revêtus pour l’occasion leurs costumes folkloriques traditionnels. Tous ceux qui surmontent les difficultés de l’escalade peuvent compter sur une tasse de thé chaud à l’arrivée.
À minuit, le son caractéristique d’un violon montagnard se fait entendre, et la foule scande « Dans le silence de la nuit », pour le début de la messe et une expérience incroyable…
Légende…
En 1860, Marysia Murzańska petite bergère âgée de 14 ans, faisait paître des brebis. Dans sa hutte, le soir venant, elle s’est rendu compte que la moitié de ses bêtes avaient disparu. Effrayée, elle courut les chercher en direction de la clairière de Wiktorówki, dans le crépuscule tombant et l’épais brouillard, un chapelet à la main en priant et criant «Mère de Dieu, où sont mes brebis ?… ».
Soudain, elle vit parmi les branches d’un arbre une lueur d’une grande clarté, elle remarqua une silhouette inhabituelle, qu’elle décrira plus tard comme la Belle Dame ou la Dame Brillante.
L’apparition mystérieuse lui parla, Marysia reçut la promesse de les retrouver, et trois ordres. Le premier ordre était de quitter la clairière , cet endroit était censé être spirituellement dangereux pour la jeune fille, les deux autres étaient moraux et religieux : ils visaient à rappeler aux gens la nécessité d’éviter le péché et à les encourager à se repentir. Il y avait aussi un avertissement sur la perte de pâturages et de forêts par les montagnards… Elle retrouva, comme annoncé, ses bêtes.
Marysia a parlé de l’apparition au berger Wojciech Łukaszczyk qui l’a racontée au Père Szymon Kossakiewicz, pour qui il travaillait. Considérant l’événement comme spécial, et pour marquer l’endroit, Łukaszczyk alla clouer une image de la Mère de Dieu sur l’épinette. L’homme a transmis l’histoire de l’adolescente qu’à l’âge de ses 80 ans.
Histoire….
Pendant les premières décennies, seuls les bergers et les bûcherons locaux venaient prier devant l’image accrochée à l’arbre. Bien sûr, l’image en papier s’est abimée et a été remplacée, d’abord par un tableau peint sur verre, puis, par une petite chapelle en bois.
L’histoire des pèlerinages à Wiktorówki commence en 1910, ce n’est que le 2 juillet 1932 que la première messe a été célébrée dans la petite chapelle en bois construite en 1921, celle-ci s’est effondrée, par la suite, lors d’une tempête de neige. Une nouvelle chapelle est consacrée le 4 octobre 1936, son histoire est étroitement liée à celle de la communauté locale, qui a participé activement à sa reconstruction et à son entretien.
Le bâtiment actuel, agrandi en 1956, est typique de la construction dans les Tatras, entièrement en bois avec un toit en pente et un large portique sur toute la façade. En 1957, un centre pastoral touristique y a été construit et a ouvert sous la direction des Pères dominicains.
En face il y a une chaire en bois, un confessionnal couvert, et sur son côté gauche une prise d’eau en pierre d’une source voisine, on lui attribue des propriétés curatives. Dans le mur de pierre qui entoure la chapelle, il y a un cimetière symbolique des victimes des Tatras, des dizaines de plaques commémorant les personnes mortes dans les montagnes.
Un homme qui aimait skier dans les Tatras polonaises était le Pape Jean-Paul II, il est venu plusieurs fois au sanctuaire, c’est lui qui a établi le Ministère Pastoral des Pères Dominicains à Wiktorówki .
Le sanctuaire n’est pas seulement un lieu de prière, mais aussi une attraction touristique à laquelle mènent des sentiers pittoresques, de nombreux évènements religieux et des pèlerinages y ont lieu, mais également des fêtes populaires surtout en août.










































